Un peu au sud de Santa Marta se trouve le village de Minca. Village touristique situé dans les montagnes et dans la jungle. 40min de route depuis Santa Marta et une différence de climat immense. On passe d’une ville sèche où l’on peut compter sur les doigts d’une main les jours de pluie, où les températures montent à 40° à un village où l’humidité règne en maître, où la pluie est au rendez-vous tous les jours et les températures sont bien plus fraîches. C’est la jungle quoi ! Anna s’essaye au stop mais bon vous commencez à connaître la chanson, ça marche pô. On trouve donc 2 motos qui nous emmènent sur les routes de montagne, chargés de nos sacs à dos. Safety first !
On trouve une toute petite auberge de jeunesse, où l’on rencontre Mathieu, un français qui baroude et qui cherche à s’installer en Colombie. Et une québécoise et un français qui voyagent ensemble pour un petit moment. Tout le monde parle français donc on sympathise rapidement et l’apéro arrive bien vite. Le soir, on va admirer le coucher de soleil sur Santa Marta depuis un bâtiment en construction un peu à l’écart du village . Spectacle magnifique. On va rester quelques jours au village, le temps de faire quelques randonnées dans la jungle. Sur le chemin d’une cascade j’aide une dame à porter ses courses pour rentrer chez elle. Sauf qu’elle habite en haut d’une grande colline. C’est un bon 30min de marche au final. Mais elle m’offre le café, un avocat et des bananes pour le goûter. On discute puis je retourne à mon chemin. Le lendemain on part avec Anna faire une boucle dans la jungle. On a eu une bonne grosse averse tropicale comme on trouve dans ces environnements là. Une averse interminable. On trouve un hôtel/café sur le chemin et on en profite pour s’abriter. Coup du hasard, on rencontre 2 français qui s’abritent également. Ils bougent seulement en stop et dorment en tente ou hamac toutes les nuits depuis plusieurs années. Gros respect pour eux quand on voit le temps qu’il fait. On finit le chemin en leur compagnie, toujours sous la pluie évidemment. On arrive à la fin du chemin qui donne sur une route qui mène à Minca. On est frigorifiés, les os mouillés, bref pas dingue. On tente le stop pour rentrer mais la route est peu fréquentée. Coup de bol ! Une moto s’arrête ! On monte dessus (3 personnes ça passeee) et nous voici bravant le froid et les virages en direction de Minca. C’est mon premier trajet en stop d’Amérique du Sud !!! On rentre à l’auberge prendre une bonne douche chaud… Ah non il n’y a pas d’eau chaude c’est vrai. Bon bah on a toujours froid.

Durant ce séjour, le petit virus de Rincon refait son apparition et chacun à son tour va être malade le temps d’une journée (ou plus pour certains). Tout le monde y passe ! On va également avoir l’opportunité de faire une cérémonie de cacao. Qu’est-ce que c’est, me direz-vous ? C’est une cérémonie où l’on va méditer, humer et boire du cacao dilué dans de l’eau chaude, méditer encore, et faire une petite danse de fin. C’est original, je ne connaissais pas. Ça ne peut faire que du bien de toute façon. Le lendemain, on rentre à Santa Marta. Anna va passer 2 nuits en ville et moi, je pars vers le Parc Tayrona. Je trouve une petite auberge sympathique en bordure du parc où je passe deux nuits.

On se retrouve 2 jours plus tard à l’entrée Calabazo (au milieu sur la carte) et on fait notre entrée dans le parc ! On passe la nuit dans une petite auberge familiale à l’entrée où l’on rencontre le fils de la proprio. Il a 4 ans et on s’amuse avec lui à jouer à cache-cache, à sauter d’un caillou, bref des jeux d’enfants. On laisse quelques affaires afin de nous délester de quelques kilos en trop puis nous partons jusqu’à la côte. On marche environ 3h dans la forêt et on arrive juste avant la pluie au « campement ». C’est un camping un peu classe avec des huttes, des tentes déjà installées et des hamacs à louer. Il n’y a rien d’autre aux alentours donc les prix sont bien élevés pour la Colombie. On est obligé de manger au restaurant aussi. Mais l’endroit est super beau.

On repart le lendemain après une nuit humide en hamac. Direction Cabo San Juan ! L’endroit le plus famous du Tyrona Parc ! On marche quelques heures dans la forêt et, fatigués de cette marche, on fait un petit plouf à la première plage en vue. Cabo San Juan ressemble beaucoup à une usine à touriste. J’exagère un peu mais c’est l’impression qu’on a. On mange un sandwich puis on continue notre marche jusqu’à La Piscina, la plus belle plage (selon nous) du parc. On trouve un camping pas trop loin où l’on peut dormir en hamac. On dépose nos affaires et on va admirer le coucher de soleil. On profite de l’endroit pour manger un morceau et boire un coup. Pour notre dernier jour, on retourne à la Piscina. Journée plage, chill puis il est temps de quitter la parc. On a encore quelques heures de marche et nous voilà sorti ! On prend un bus jusqu’à Calabazo où l’on doit aller chercher nos affaires. Une petite heure de marche en plus ! On re-tente le stop et on trouve un camion qui peut nous déposer à Santa Marta ! Tip top ça !
Nous voilà donc de retour à Santa Marta à l’auberge de jeunesse. Je vais y rester 2 nuits, le temps de regarder comment faire une déclaration d’impôts et faire une lessive. Après le repos, direction le sud ! Je quitte donc Anna qui va rester un peu plus longtemps à Santa Marta et je prend la direction d’un spot de stop. Je commence l’auto-stop en milieu de matinée, je lève mon pouce et un grand sourire, ça devrait marcher ! 20min. 30min. 1 heure. Bon comme souvent quand je fais du stop, j’ai développé un 6ème sens : quand personne ne va s’arrêter. Je décide de prendre un bus pour sortir de la ville et me voilà en direction de Fundación, ville de la région de Magdalena. J’y mange un morceau et je me remets au travail. 20min. 30min. 1 heure et demi… Un touk touk s’arrête ! Il me dépose plus loin, à une station essence sur la nationale qui descend au sud. 20min… 2 heures plus tard, je n’ai pas bougé d’un pouce. Il est 15h et j’ai pas beaucoup avancé. Un bus s’arrête. Il est écrit « Bucaramanga ». Aucune idée d’où se situe cette ville. Je check vite fait sur maps. C’est un peu plus loin dans le sud. C’est pas un bon jour pour le stop, voire un bon pays. Je monte donc dans ce bus presque vide. Je discute avec l’assistant conducteur du bus qui me dit que la ville est à environ 9h de route. Oula c’est pas à côté en fait. Il faut également savoir que les bus d’Amérique du Sud ont la réputation d’être à la même température que le pôle nord. Ils mettent la clim super froid. Et est ce que j’y ai pensé ? Pas du tout. Tee shirt short, je meurs de froid. Impossible de dormir. On arrive en gare de Bucaramanga vers minuit et demi. Est ce que j’ai un endroit où dormir ? Pas du tout. Je me sens pas encore de dormir sur un banc ou dans une gare. Je trouve un hôtel pas cher du tout en dernière minute, et 45min plus tard me voilà dans une chambre privée. Je vais pouvoir dormir un peu !
Bucaramanga, capitale de la région de Santander, c’est grand mais pas géant. Il y a du monde sur couchsurfing, j’envoie quelques messages pour loger quelques nuits. Un certain Edgar me répond. Cool ça va être chouette ! On se donne rdv dans l’après midi. En attendant je m’en vais déjeuner. Dans le restaurant je tombe sur un grand père qui parle un peu le français. On papote vite fait comme ça arrive souvent avec des gens qui parlent un peu français. Mais ce grand père là il me propose de m’emmener à l’alliance française non loin de là. Il me présente la directrice du centre, on papote c’est cool. Ensuite, il m’emmène à l’université de Bucaramanga où il a été professeur pendant 40 ans. J’ai droit à une visite privée de l’université et je donne même mon numéro pour donner des cours de français ! (spoiler : je ne donnerais pas de cours à l’université). Il me dépose ensuite près de chez Edgar, mon host de Couchsurfing. Ni une ni deux on part en voiture dans sa finca (sa ferme). Il a une maison d’hôte dans les hauteurs de la ville. C’est une vielle ferme rénovée qu’il met en location. C’est absolument trop beau.

Je reste 2 nuits à la finca, avec comme programme manger, baignade à la cascade privée, détente. Bref, la belle vie. Edgar passe beaucoup de temps sur sa plateforme de cryptomonnaie. Il essaie tant bien que mal de m’apprendre les bases, mais ça reste complexe pour moi. Après cette petite retraite dans les montagnes, on retourne en ville avec Edgar. Je passe une nuit dans son appartement et le lendemain, je prends un bus en direction du sud de Bucaramanga. Objectif : faire du stop. Je me poste dans une station essence et je me mets au travail. Je vais voir toutes les voitures qui s’arrêtent, tous les camions et, malgré une petite frayeur quand je les accoste, ils comprennent la démarche et déclinent gentiment (ils ne vont pas dans la bonne direction). Au bout d’une demi-heure, une dépanneuse accepte de me prendre. On remorque un camion et on part, moi, le chauffeur de la dépanneuse et le conducteur du camion, en direction de San Gil. Ce n’est pas très loin (3h de route). La route qu’on emprunte passe sur les hauteurs du canyon du Chicamocha, deuxième plus grand canyon au monde. La vue est magnifique. On avance doucement avec un camion à l’arrière, mais on avance. Les gars me déposent à San Gil et je file dans une auberge de jeunesse déposer mes affaires. Je tombe sur une auberge super accueillante et pour mon premier soir, il y a un show de musique/karaoké ! C’est un petit événement, mais les gens présents sont cools et ça danse bien. On finit donc en karaoké avec des classiques colombiens (que je ne connais pas évidemment), de la chanson américaine et je m’occupe de la partie chansons françaises.


Je vais rester une petite semaine à San Gil. Le temps de me balader dans les villages alentours, de faire des recherches sur quelques sujets et on n’oublie pas de se reposer, c’est très important. Dans la catégorie du village le plus beau de Colombie, je nomme Barichara, élu plus beau village de Colombie (je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais c’est ce qu’on m’a dit). C’est un ancien village de l’ère des conquistadores, très joli en effet. Non loin de San Gil se trouve le village de Curití, également fort joli, connu pour son « Pescaderito », c’est une jolie rivière où l’on peut se baigner. Pendant mon séjour, je reçois des messages via Workaway (plateforme de volontariat). Une dame vivant au sud de Bogotá avec sa fille de 2 ans a besoin d’aide et de quelqu’un pour lui enseigner le français, et une Allemande qui fait partie d’une ONG cherche une personne pour aider dans 2 écoles dans la pampa de la Colombie pendant 3 mois. L’idée serait d’enseigner l’anglais et de faire des activités avec les enfants. Je suis logé et nourri chez une famille pendant tout ce temps. Ça a l’air cool, mais il faut qu’on discute pour voir en détail ce que je vais faire. Ce volontariat me chauffe bien, donc on se fait un appel vidéo pour en discuter. Elle me recontacte dans une semaine pour confirmer avec l’association sur place, mais ça devrait se faire ! À partir de ce moment-là, je contacte des amis profs d’anglais pour demander des conseils sur comment enseigner cette langue. J’appelle Iain, prof d’anglais et d’espagnol depuis plus de 20 ans, rencontré en Angleterre en 2022 et revu au Monténégro en 2024. Ça me permet d’avoir une petite idée du job. Je pars ensuite en direction de Villa de Leyva, petit village touristique de la région de Boyacá. Pour y arriver, il m’aura fallu une journée et demie, plusieurs voitures de stop, plusieurs bus, une nuit en hamac dans le froid et un lever de soleil musical avec le chant des oiseaux. J’arrive à Villa de Leyva, mais je trouve ça très touristique. Il y a une immense place pavée en centre du village et… je ne me suis pas attardé plus longtemps que ça. Direction Tunja pour dormir ! Arrivé en ville, je me rends compte qu’il n’y a pas du tout d’auberge ou de logement pour voyageurs. Pas de réponse sur CouchSurfing également. Il fait froid, il pleut, bref, pas tip top. Anna est à Bogotá ce soir pour prendre son avion retour demain pour la France. Je me motive donc à faire encore quelques heures de bus pour aller la rejoindre à Bogotá. J’ai passé une grande partie de ma journée dans les transports, ça m’a crevé ! Mais c’est la dernière nuit d’Anna en Colombie donc on va fêter ça. Je la retrouve en compagnie de Zélie, une Française rencontrée à Rincon del Mar (voir post précédent). On se retrouve au bar, puis Zélie, qui est à Bogotá depuis un mois et demi environ, nous emmène en boîte de nuit. Tout le monde est bien habillé dans la boîte, on fait un peu tâche, mais on s’en fiche. Bon, ce n’est pas ce soir que j’aurai ma nuit de sommeil. Anna a son avion en fin d’après-midi le lendemain. Ça nous laisse le temps de se balader en ville et d’acheter quelques souvenirs pour son retour. Comme toutes les bonnes choses ont une fin, Anna quitte la Colombie et je me retrouve seul avec Zélie.

Zélie, les bons plans, nous emmène à un événement organisé par des étudiants où ça va jouer du rock et du hard rock. On se fait une bonne fin d’aprem avec du bon son dans les oreilles, puis je rentre à mon auberge pour la nuit. Le lendemain, c’est dimanche, c’est repos. Je vais juste me balader et le soir, je vais dîner avec un gars de Couchsurfing tranquillement. J’ai discuté avec Zelie et elle veut bien m’héberger pour quelques jours dans sa coloc. Je déménage donc mon bazar chez elle et je vais squatter son tapis pour quelques jours. Je revois également Eva, qui était aussi à Rincon del Mar et qui étudie avec Zélie le cinéma à l’Université Nationale de Colombie. Les filles ayant très peu de cours (vraiment), on a pas mal de temps libre pour bruncher, regarder des films, se balader, etc. Je les accompagne souvent à l’université, qui est gigantesque, et pendant leurs 3 heures de cours maximum par jour, je me balade ou je me pose pour écrire ou bouquiner. On va aussi passer du temps dans la partie « agricole » de l’université où l’on va aider à jardiner et planter des fleurs. C’est la plus grande université du pays si je ne m’abuse ; il y a plein de stands qui vendent à manger, des cafés, des fringues, des snacks, bref de tout. Sur la place principale, il y a une énorme peinture du Che Guevara, on n’est pas de droite ici. J’aide les filles sur les travaux de photographie en posant comme modèle ou comme nouvelles idées ou autre. Je profite de mon séjour à la capitale de plus de 8 millions d’habitants pour visiter quelques parcs, le jardin botanique, des rues d’arts muraux, revoir un ami de Santa Marta.

Pendant ce temps, j’attends un appel qui doit avoir lieu avec l’ONG et l’association colombienne présente sur place. Je ne vais pas attendre indéfiniment, donc je prends la décision de partir chez la dame qui souhaite pratiquer son français. C’est à 2h30 de route, donc ce n’est pas loin. C’est reparti pour les bus ! En vrai, je m’en sors bien et j’arrive à destination dans les hauteurs de Cáqueza. Pangla, de son nom, habite une « finca », ferme colombienne, en altitude. Il fait froid et il pleut pour mon premier jour. Je fais donc sa rencontre et celle de sa fille, Chesma. Elle aura 3 ans d’ici peu et elle comprend et parle un peu anglais (sa mère a vécu aux États-Unis longtemps et du coup, ils parlent les deux langues en même temps). Pangla a déjà de bonnes bases de français et je vais essayer de lui apprendre des expressions, du vocabulaire et corriger la prononciation. La maison est rudimentaire, c’est une ferme qui a été un peu réaménagée pour y vivre. Quand je dis rudimentaire, j’entends par là que pour cuisiner, c’est au feu de bois, bois qu’on va chercher autour des champs, l’eau c’est un captage de rivière, les toilettes, c’est un seau et le papier toilette, ce sont des feuilles d’arbre, la douche, c’est de l’eau qu’on fait chauffer sur le feu et on se rince dans un gros bidon plastique coupé en deux. Pangla étudie les mathématiques et a son examen en fin de semaine. Moi, je m’occupe de Chesma, on joue, on se balade, on ramasse du bois, on fait de la peinture… Avec Pangla, on converse en français/anglais/espagnol et on s’entraide pour s’améliorer dans nos langues respectives. Chez Pangla, pas de viande, c’est quasi vegan la nourriture ! Elle fait au maximum sa nourriture. Du grain qu’on moud pour faire la farine et le pain, au yaourt fait avec le lait des vaches, au beurre de cacahuètes… Les fruits et légumes proviennent du voisinage, bref circuit court et de la cuisine. Les jours passent et le climat est humide, froid et il pleut souvent. Pas du tout mon climat. Entre temps, on fait notre fameux appel vidéo où ils m’informent que ce sont les vacances scolaires en Colombie jusqu’au début juillet ! Donc je peux y aller qu’à partir du 1er ou du 2 juillet. Ça me laisse un peu moins d’un mois avant de commencer. J’en parle avec Pangla, de la météo aussi, et après son examen, je décide de mettre les voiles pour aller visiter Medellín ! Pas de soucis avec Pangla, on se quitte bons amis et, après être monté dans un camion de transport qui passait par là, je repars en direction de Bogotá. Je suis resté 5 nuits dans la campagne colombienne et ça m’a suffi. Il fera meilleur à Medellín ! Changement de bus à Bogotá et je monte dans un bus de nuit pour Medellín. On devrait arriver vers 6h du matin. Cette fois, je suis prévoyant. Je monte avec mon duvet pour dormir car il va faire froid dans le bus. Ce n’est pas le plus confortable mais j’arrive à dormir quelques heures avant d’arriver. J’avais pris le soin de contacter Syami, une maman de couchsurfing qui accepte de me recevoir chez elle pour deux nuits. Et bonus, je peux débarquer directement quand j’arrive à Medellín ! Arrivée à 6h, à 7h je suis chez elle, à 7h30 elle est partie de la maison avec sa fille et je me retrouve seul dans l’appartement. J’en profite pour prendre une bonne douche (froide) puis je vais terminer ma nuit qui fut courte dans le bus.



Medellín possède une particularité ici en Colombie, la ville possède le métro, ce qui facilite grandement les déplacements de la population. Mon hôte me prête une carte de métro et je pars donc me balader en ville avec un objectif : aller dans les auberges de jeunesse pour chercher un volontariat afin de rester deux, trois semaines en ville. Je vais dans les quartiers touristiques de Poblado et Laureles et je fais du porte-à-porte. J’essuie quelques refus puis je tombe sur une auberge qui cherche justement un volontaire. On discute, le feeling passe bien, ça a l’air de bonne ambiance donc pourquoi pas. Je lui écrirai le soir même pour confirmer. Ça, c’est fait ! Maintenant allons prendre un café avec des gens de couchsurfing. Un Américain et une Colombienne et du café, tout ce qu’il faut pour passer un bon après-midi. Je retourne chez Syami pour dîner et on passe une soirée tranquille. Le lendemain matin, session bracelet brésilien avec sa fille et petite leçon d’anglais. Je leur apprends les nombres en anglais puis je rejoins du monde de couchsurfing pour un café puis un déjeuner dans le centre. Le soir, c’est crêpes chez Syami ! Je leur avais promis donc les voilà. Je remercie mon hôte et je quitte l’appartement le lendemain matin pour rejoindre l’auberge de jeunesse.

Bienvenue à l’Hostal Casa Estacion ! Je vais y rester jusqu’à la fin du mois environ puis je rejoindrai Yopal, au nord-est de Bogotá pour mon prochain volontariat. En attendant, je découvre le quartier et je vais à pas mal d’événements. Il se trouve que l’auberge est à deux pas de La Casa de la Cultura. Lieu d’événements culturels comme de la méditation, de la danse, des spectacles… J’y passe mes jeudis soirs à apprendre les mouvements de salsa, certaines matinées à faire du yoga/méditation, certains soirs à voir des spectacles de danse ou autre. Tout ça c’est juste à un endroit. Les lundis, c’est une autre classe de salsa mais de niveau plus poussé. Ensuite, dans la semaine, il peut y avoir encore d’autres classes de danse, ou bien des échanges linguistiques, ou bien sortir prendre un café avec des gens de couchsurfing. Bref, il y a beaucoup d’événements. En même temps, je fais de la réception à l’auberge et comme c’est tranquille la plupart du temps, j’en profite pour écrire le blog, télécharger des tablatures de ukulélé, des livres ou faire des recherches. C’est ce qu’il me faut avant de partir dans la campagne profonde pendant 3 mois. Le 21 juin marque le solstice d’été et ma responsable m’informe qu’il y a un événement pour célébrer ce jour avec un groupe de personnes qu’elle connaît. Il s’agit d’une journée au Mont Tusa, au sud de Medellín, avec au programme yoga, méditation, prières, offrandes, musique et marche au sommet du mont. Il s’agirait de la plus grande pyramide naturelle du monde (ou juste d’Amérique du Sud, mais c’est pas mal déjà). On se lève tôt pour y aller et une fois sur place, on rencontre beaucoup de monde avec une grande croyance spirituelle. On marche ensuite jusqu’à une bâtisse qui sera notre lieu de méditation plus tard, mais avant ça, on fait une séance de yoga afin de préparer le corps. Étirements, respiration, mouvements, puis on se regroupe à l’intérieur pour une séance de prière/méditation/purification. C’est un lieu avec une grande énergie, au pied d’une montagne sacrée. On part ensuite pour l’ascension du mont. La montée est raide mais on doit faire pas mal de pauses pour laisser redescendre les gens qui étaient au sommet. On arrive au sommet un peu trempés par une averse mais heureux et admiratifs de la vue. Une table d’offrande est installée et commence un moment de partage tous ensemble. On redescend ensuite car le parc ferme ses portes à 17h et on a encore un peu de chemin à faire. Une fois en bas, on en profite pour manger notre déjeuner puis la nuit tombe rapidement. Pour clôturer cette soirée, on a rendez-vous sur une colline dans un champ adjacent afin d’écouter un archéologue et de la musique traditionnelle du peuple indigène vivant ici. Méditation du soir puis c’est la fin de cette journée. On prend la direction du parking pour rentrer à Medellín. Mais sur cette route de montagne, j’ai l’impression qu’une tempête arrive dans mon estomac. Sauf qu’une tempête ça ne tient pas dans le ventre, il faut que ça sorte. Je lâche une grosse galette par la fenêtre et en fait, toutes les 15 minutes, on doit s’arrêter pour que je vide mon estomac. Je suis bientôt rejoint par notre conducteur Nicolas et sa copine. 3 personnes sur 5 à vomir dans une voiture, c’est un peu louche. On passe donc notre chemin du retour à vider nos tripes sur la route, mais on finit tant bien que mal par arriver à Medellín.

La vie à l’auberge suit son cours, mes soirées sont bien remplies avec tous mes cours ou mes tours de réception à l’auberge, on sort avec les autres volontaires, petite soirée cinéma, soirée dans un bar avec piscine à balles… Bref, on ne s’ennuie pas ! Dimanche, pour mon dernier week-end, on ira à la marche des fiertés de Medellín avec tout le staff et des amis d’amis, et la journée s’annonce festive ! Départ prévu mardi matin pour Guatapé, village touristique non loin de Medellín, puis j’opterai pour le stop afin de rejoindre Yopal, où je commencerai mon volontariat le 7 juillet. Je passerai 3 mois dans la campagne sans réseau (sans post et sans nouvelles du coup) à enseigner l’anglais, entre autres. Retour en octobre pour la suite des aventures de Cécé !
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