Semaine 7 – 24 août 2025
Il y a du changement cette semaine ! Après un lundi tranquille, je donne mes derniers cours mardi, on a fini les cours d’émotions et niveau anglais on a bien travaillé en un mois et demi. Mercredi pour clôturer mon séjour à l’école de Milagros, je leur ai donné des comptes à suivre sur les réseaux sociaux, des applications à télécharger et d’autres méthodes pour continuer d’apprendre les langues. Tous les enfants m’ont préparé une surprise pour mon départ. Dans la classe des petits j’ai reçu de chacun un beau dessin qui ira dans ma maison quand j’en aurais une (un jour maybe) et également j’ai eu le droit à un remerciement oral de chacun/es, ça fait chaud au cœur ! Je fus ensuite appelés chez les grands pour une surprise similaire… Chaque élève me remercie oralement puis par écrit car iels m’ont confectionné une carte d’adieu (ou d’au revoir). Des cœurs partout, des couleurs, des remerciements pour ces moment passés avec eux, des fautes d’orthographe à mon prénom… Je rigole, ça m’a beaucoup touché. À mon tour je les remercie d’avoir été mes professeurs d’espagnol et plus ! Et pour les moments partagés, un grand merci. Mine de rien on s’habitue vite aux enfants et à la vie à la campagne. Se baigner tous les jours à la rivière, jouer au foot et au kems, s’occuper du singe, traire la vache… Avant de partir nous faisons une belle photo tous ensemble puis, chargé comme une mule de souvenirs et de mon gros sac accessoirement, je monte sur la moto de Miguel. On est bien lourd sur la moto toute cassée mais on avance ! À la sortie du village, on manque de tomber : Miguel a dû freiner d’urgence car un énorme serpent nous bloque la route. Sans être marseillais il faisait dans les 2.5m de longueur. Il comprend qu’il dérange et s’éloigne du chemin mais belle frayeur tout de même ! Une petite pensée aux enfants qui prennent ce chemin tous les jours tout seuls pour venir à l’école. Sans déconner il y a des morts avec les serpents dans le coin.


Bref on continue notre route et Miguel me dépose en bas d’une colinne qui mène à mon nouveau logement. Je grimpe cette colinne et je fais la rencontre de Doña Hermelinda, chez qui je vais loger du vendredi au mercredi dès la semaine prochaine. Je ferais 3 classes à La Union puis 2 jours à Morcote (le village). Doña Hermelinda est une petite mamie d’environ 60 ou 70 ans (j’ai pas bien compris). Elle vit toute seule dans sa maison qui surplombe la vallée. On a une vue incroyable sur les montagnes, la vallée et les plaines du Casanaré, au loin. En fait Hermelinda vit seule mais avec ses deux chiens, ses deux chats, trois dindons, deux cochons, des poussins et des poules et coqs par milliers. Tout ce beau monde en liberté autour de la maison. Ça fait un peu de bruit (surtout le matin à 5h) mais c’est cool. Dès que j’arrive je sens que je vais me plaire ici. C’est d’un calme royal. Je découvre ma chambre, la maison, les lieux quoi ! J’adore sa maison, bien ouverte sur l’extérieur, une grande table au centre, une cuisine fermée et le clou du spectacle : de l’eau chaude sous la douche ! Ça m’a surpris quand j’ai voulu me doucher mais je dois avouer que même si ça ne me manquait pas, ça fait du bien. Doña Hermelinda pourrait être renommée « la reine des bananes » tellement elle a des bananes partout. Des plantains, des rouges, des vertes, des jaunes, j’en mange une petite dizaine chaque jour (sans exagérer). Après une bonne nuit, je prend mes affaires et mon déjeuner puis je file à l’école. C’est environ 30min de marche mais j’avoue que les deux premiers jours j’ai fais le trajet à moto car les profs passaient au même moment.

L’école de la Union me paraît un peu plus grande mais elle ne compte que 6 enfants ! Le plus grand doit avoir 11 ans environ et le plus petit 6 ans. Je discute vite fait avec la prof pour qu’on s’organise pour les cours. On va faire 2 groupes (grands/petits), je prendrais un groupe tout le début de matinée puis on échange. C’est peut être seulement les 2 premiers jours mais j’accroche sans plus avec la prof et les élèves. On verra au fil du temps. Le premier jour est spécial car ABC, l’association, fait une intervention à l’école pour les gens de la vallée et pour les enfants il y a une activité « écoute » qui leur ai proposé jusqu’au déjeuner. On finira la journée de classe avec une activité origami papillon, une spéciale cécé dans le milieu. Vendredi fût le vrai premier jour de classe. On commence avec des ateliers émotions et puis l’anglais. Bon parlons peu parlons bien : Ils ne connaissent presque rien. 2-3 mots par-ci par-là pour les plus grands mais c’est tout. On va devoir commencer de zéro. Les classes se passent bien malgré un élève plutôt distrait, ce que la prof le confirme. Ambiance un peu bizarre, les repas sont pris en silence, on dirait que les enfants sont punis. J’apprends qu’ils n’ont pas le droit de jouer sur le terrain de foot car ils se chamaillent. La prof leur laisse beaucoup moins d’autonomie qu’à Milagros. À voir avec le temps.

Chez Doña Hermelinda, il y a du maïs ! Et pas qu’un peu. On prend donc un temps tous les jours pour trier et égrainer le maïs. Le weekend passe vite, je bouquine, médite, me pète le bide, j’écris… Bref des choses simples dans une vie simple. On s’assoit souvent pour regarder la vallée, sans rien faire. Le dimanche c’est mon anniversaire ! 23 ans et toutes mes dents ! On a rien fait de spécial, pas de gâteau, pas de bougies, juste se péter le bide. J’ai oublié un petit détail concernant ce changement : il n’y a pas d’internet à la maison mais également à l’école. Dans toute la vallée en fait donc flemme de marcher 2h pour aller sur l’internet donc les messages attendront la semaine prochaine, au village. Là on est en déconnexion d’internet.
Semaine 8 – 31 août 2025
La semaine est passée bien vite ! Lundi on recevait à l’école un prof du département qui enseigne aux enseignants de nouvelles pédagogies, de nouvelles manières d’enseigner, des astuces avec les enfants difficiles etc… On discute entre profs des problèmes auxquels les élèves font face ici. Comme j’avais un peu entendu parlé la semaine dernière, c’est pas la vie en rose pour les enfants ici. Et une des principales cause c’est l’alcool. Les adultes picolent beaucoup, et ça finit régulièrement en bagarre. Et les bagarres d’ici c’est pas un coup de poing et c’est fini, ça sort les couteaux et les machettes, ça s’insulte fort et comme il n’y a pas de bar, ces scènes se passent dans les maisons où vivent les enfants. Ils assistent et vivent au contact de l’alcool tous les jours. Un petit exemple qui peut paraître anodin, les parents envoient les enfants acheter l’alcool pour eux. Et qui dit alcool dit énervement et violence, cette fois ci envers les enfants. La mère qui tape l’enfant ou des fois le père ou n’importe quel adulte. Bref les enfants ne vivent pas dans des conditions idéales pour étudier. Et ça se ressent à l’école, les enfants qui ne viennent pas en cours car il y avait une fête le week-end, les parents qui ne viennent pas aux convocations, entre eux les enfants reproduisent la violence auxquels ils sont exposés à la maison. Ce n’est qu’un petit aperçu de la vie ici.
Du coup à l’école je met l’accent sur les ateliers émotions, comment gérer un conflit, demander de l’aide, leur dire que ce qu’ils voient à la maison c’est pas un exemple à reproduire. Je fais des activités manuelles comme de l’origami, des bracelets brésiliens, du dessin… Les trois premiers jours d’école se passent donc ainsi et à la maison c’est toujours tranquille: lecture, ukulélé, sieste… C’est dur de discuter avec Doña Hermelinda car soit mon accent et mon vocabulaire sont pourris soit elle est dure d’oreille parce que quand je lui pose une question elle répond à côté de la plaque. Ça refroidit un peu les envies de discussion. Enfin bon mercredi Miguel m’emmène sur sa moto de compet à Morcote, où je vais enseigner au collège le jeudi et vendredi.

Dès mon arrivée au village je file au collège discuter avec la proviseure de mon logement, de la nourriture, des classes etc. Je vais loger dans une chambre de la mairie, un peu plus haut au village. C’est pas un 5 étoiles mais ça fera largement l’affaire. Un lit avec double matelas, une fenêtre, une salle de bain sur le pallier. Niveau bouffe, je prendrais le petit déjeuner et le déjeuner au collège (petit déj qui sera une petite collation en fait). Pour le dîner c’est yolo ! La proviseure me donne de quoi cuisiner une omelette au fromage et je vais chez d’autres profs cuisiner. C’est camping et squat mais normalement on a trouvé une meilleure option pour les prochaines fois. Niveau classes je participerais aux cours d’anglais en tant qu’aide du prof. Bon le jeudi il n’y a qu’un cours d’anglais donc à voir. Je profite de mon temps libre pour répondre aux nombreux messages d’anniversaire, un grand merci à tous !
Moins de curieux que la dernière fois mais tout de même des enfants viennent me poser des questions sur la France, le foot, dire quelques mots en anglais. Vendredi il y a une réunion avec tous les profs de académie à 11h donc tous les élèves finissent à 10h30. Moi je suis parti à l’école maternelle/primaire pour me présenter. Bon zéro organisation mais je fais ma petite présentation, un petit cours d’anglais et de français et je réponds aux nombreuses questions. Chez les tout petits ça part n’importe comment donc on se met à danser Head Shoulders Knees and toes, au feu les pompiers et d’autres chansons. Après midi tranquille donc et quand je retourne à la chambre j’entends de la musique.
Au niveau de l’école primaire il y a un cours de musique. Pas mal d’enfants du collège sont présents et s’entraînent à la trompette, aux tambours, xylophone, saxophone et flûte. Ça joue bien et je reste donc à écouter cette fanfare en formation. S’ensuit ensuite une classe de danse devant la mairie mais le prof étant absent, les élèves s’organisent pour répéter sans lui. Danses traditionnelles de Colombie, les enfants savent danser et reconnaître au minimum 5 styles différents. C’est vraiment dans leur culture de danser, de chanter et de jouer de la musique. Samedi on me dit qu’il y a un tournoi de foot avec les villages alentours. Organisation Colombienne, on me dit que ça commence à 10h ou 11h mais le premier match commence en fait à 13h. Ou peut être que je ne comprends rien, possible aussi.

Je passe la matinée à aider à droite à gauche pour l’organisation du tournoi puis je me pose dans les gradins pour bouquiner sur ma liseuse en attendant le commencement. Plusieurs équipes féminines et masculines qui s’affrontent et je dois dire que ça joue très bien ! Faut dire que c’est le seul sport pratiqué dans le coin (avec un peu de basket). Je profite des matchs puis vers 15-16h je me met en route pour rentrer car j’ai environ 2h30 de marche devant moi. De gros nuages annoncent leurs venus par un grand coup de tonnerre. Ça ne manque pas et peu de temps après mon départ, il se met à pleuvoir des trombes d’eau. Je me fais un peu avancer par une voiture et partagerai un bout de chemin avec une élève du collège puis, je finirai seul sous la pluie battante. Heureusement j’avais préparé mon coup : toutes mes affaires emballés dans des sacs plastiques, le tout protégé de ma serviette et d’une bâche pour sac. J’arrive de nuit tout trempé chez Doña Hermelinda, qui me régale avec une grosse assiette à manger. Au passage, son fils est arrivé et restera environ un mois.
Dimanche journée chill avec beaucoup de lecture, repos, sieste et un cochon tué. Le fils et 3 compagnons ont tués un des 2 cochons et passeront la journée à le préparer et le faire cuire. Je refuse gentiment l’invitation de planter le couteau dans le cochon et je les regarde faire, non sans un petit dégoût. C’est pas mon passe temps préféré mais ça fait partie de la vie ici et ça reste instructif. Au moins c’est 100% local. L’animal meurt et est préparé et mangé sur place.



Semaine 9 – 7 septembre 2025
Le 7 septembre, il y a un an jour pour jour je partais de Treillières avec mon sac à dos pour rejoindre le sud de la France et embarquer sur un bateau en direction des Caraïbes. 1 an c’est le plus long voyage que j’ai fait. Et bien des choses se sont passées en 1 an ! Beaucoup de souvenirs, beaucoup de rencontres, d’apprentissages. En ce jour d’anniversaire, car on peut dire que c’est un anniversaire, et bien je suis malade ! Il fallait bien que ça arrive en 3 mois. Je suis d’ailleurs très surpris que j’ai pas encore attrapé la dengue mais bon. Depuis samedi matin je couvre une petite grippe qui fatigue bien mais qui devrait s’en aller aussi vite qu’elle est arrivée. Cette semaine à la Unión, on a commencé à apprendre une chorégraphie pour l’anniversaire du collège qui aura lieu à la fin du mois ou début octobre, on sait pas trop. Étant l’étranger, qui plus est animateur, la tâche me revient de faire la chorégraphie avec les enfants. On est parti sur « li tourner », un classique si j’ose dire, qui se danse facilement. Mais ici c’est pas le style le plus populaire.
On va donc répéter la choré jusqu’à la fin de mon séjour et on verra si je serais encore là pour la représentation. Car le 30 septembre je dois quitter le territoire Colombien. Ça fera 6 mois que je suis dans le pays et sans visa je ne peux rester plus longtemps. Je commence donc à voir arriver doucement mais sûrement la fin de mon séjour. Je commence à préparer et organiser l’après, mais on a encore le temps, ne précipitons pas les choses. Les classes émotions et d’anglais se passent bien, malgré les soucis contés plus tôt. Mercredi je pars donc pour Morcote comme à mon habitude. Je commence à être bien connu au village, et j’ai régulièrement des enfants ou des adultes qui me questionnent sur l’Europe et la France. Questions auxquelles je réponds avec plaisir. Le jeudi, comme il n’y a qu’un seul cours d’anglais au collège, je me fais déposer à l’école d’Altamira, à environ 20min de moto. Là encore on passe des rivières en moto et c’est pas de la tarte. Je suis chaleureusement accueilli à l’école par la prof et les enfants, puis, une fois en classe, je me présente avec mon petit speech. Une quinzaine d’élèves de 11 à 12 ans je dirais. Je leur montre sur un globe l’Europe et la France qui sont totalement inconnus pour eux. Une fois ma petite présentation terminée, on fait questions réponses mais les élèves sont bien timides ! Heureusement la prof prend le relais et me pose plein de questions. J’enchaîne ensuite sur un petit cours d’anglais (qu’ils ne parlent pas du tout) et quelques mots de français.




On sort ensuite pour déjeuner mais ici pas de salle à manger, on mange par terre ! Pas de tables ni chaises donc on mange sur les marches de l’école. La prof me raconte l’état de l’école quand elle est arrivée et les changements qu’elle y a fait. Aujourd’hui, mis à part le réfectoire, c’est la salle de classe la plus moderne des environs : tableau neuf, bureau neuf, imprimante, peinture non écaillée. Elle me raconte qu’en fait c’est en grande partie de sa poche que les nouveaux équipements ont été achetés. Et c’est elle qui devait faire les démarches et la logistique pour acheminer le matos.
Puis le jeudi et vendredi je vais écouter la fanfare qui s’entraîne et cette semaine j’ai ramené le ukulélé pour le montrer au prof et aux enfants qui n’en n’avaient jamais vu. On a fait bella ciao et baby shark, accompagné du xylophone, c’était bien cool ! Vendredi c’est au collège que je passe la journée avec Diego, le prof d’anglais. Il est cool et on s’entend bien. On corrige la prononciation des élèves et on les aide à préparer l’évaluation de fin de trimestre. Le samedi je me suis réveillé un peu malade et le chemin pour rentrer fut long. Au lieu de marcher 2h 2h30 pour rentrer, j’ai mis 4h ! Le corps endolori, le nez qui coule. Bref pas un bon moment. Mais dans mon malheur je fais la rencontre d’un singe solitaire puis un peu plus tard une famille de singes ! Puis une fois à la maison, HS, adieu.
Semaine 10 – 14 septembre 2025
La vilaine grippe s’est sentie les premiers jours de la semaine et il m’en restera des traces jusqu’à la fin de la semaine. À l’école j’enseigne à lire au plus petit de la classe, Yerson. Il ne sait pas lire donc on passe pas mal de temps ensemble à pratiquer la prononciation et à s’entraîner à lire. L’anglais ça sera pour plus tard. C’est un petit garçon charmant mais qui n’a absolument pas confiance en lui, et vu sa situation familiale, ça se comprend. Avec les autres on continue les cours et le mercredi j’ai fait une évaluation car la 3ème période se terminait. C’était pas catastrophique mais pas incroyable non plus. Et en y pensant, je me suis rendu compte qu’il me reste plus que 3 jours avec eux. Car la prof ne sera pas là les 3 premiers jours de la semaine prochaine donc pour les derniers jours on va travailler la chorégraphie et comme activité on fera des dessins qui seront envoyés en Allemagne avec pour but de récolter des fonds pour l’école. À la maison c’est tranquille, le lundi il a plu comme vache qui pisse et résultat est que le lendemain, la route était dans un état terrible. Des éboulements, des rivières gorgées d’eau, des arbres tombés… L’électricité s’en est allé en même temps et n’est revenue que le vendredi soir. Pendant 5 jours, tout le secteur était privé d’électricité.
Jeudi je suis allé voir une nouvelle école : Niskota. La 2ème plus grande école du secteur après Morcote. Une classe de collégiens et 2 de maternelle/primaire. Ils sont une bonne cinquantaine au total pour 3 profs. J’ai fait ma petite présentation, habituelle maintenant. Puis échange questions/réponses : c’est quoi le salaire en France? 1€ c’est combien en pesos ? Qu’est ce qu’on mange ? Le décalage horaire ? Les animaux ? Etc. Petit cours de français et d’anglais pour tout le monde puis je leur ai appris le jeu du poule renard vipère. Un classique des récréations en France mais inconnu ici. Ils sont curieux, plus les collégiens que les petits mais les profs prennent le relais pour les questions. La journée passe vite et après le déjeuner on fait un atelier origami avec les petits. Faire un papillon origami avec un groupe de 30 enfants en espagnol c’est possible. Ça leur a bien plu ! À l’aller je suis venu en moto mais au retour je décide de marcher pour profiter du paysage. 1h20 jusqu’au village. Ça pique les jambes. Puis je vais au cours de musique et quelques enfants viennent s’essayer au Ukulélé, qui ressemble au cuatro Venezuelano : une guitare à 4 cordes également mais qui sonne différemment. On finira la soirée avec quelques enfants à discuter sous les étoiles, allongés sur le trottoir. Avantage de la coupure de courant, il n’y a plus de lumières. Moment bien sympa à admirer la voie lactée.

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