Je quitte donc mon amie Mathilde après une semaine passée à Vienne, en Autriche puis pars en direction de mon point de stop pour aller retrouver deux autres amies à Budapest, en Hongrie.
Parfois le stop est facile, mais pour sortir des grandes villes, c’est un vrai enfer (et ça va se confirmer avec Vienne). Du premier spot, j’arrive à trouver une voiture pour l’aéroport (après 2 heures d’attente), puis une fois là-bas, je trouve une autre voiture (après une bonne heure d’attente) mais on s’est mal compris donc retour un peu plus au nord. Attente d’une heure et demie, marche d’une demi-heure puis retour au premier spot ! Une petite boucle qui m’aura fait perdre 5 heures ! Un vrai bonheur ❤️ La chance tourne car j’arrive enfin à me faire déposer sur une aire d’autoroute en direction de la Hongrie. Et là je trouve une voiture qui va dans une ville à 1h de route de Budapest, je suis sauvé ! Que nenni, elles doivent faire une petite course avant de repartir vers la Hongrie. La petite course ? Récupérer une caisse pour chien (car il y avait 2 chiens dans la voiture donc un qui sentait vraiment très fort les excréments). Quand les gens te disent « Oh, c’est pas loin, 30 minutes de route », ça veut dire en réalité « C’est à 2 heures de route aller-retour ». Bref, ça a été un tantinet frustrant mais après trois bonnes heures de route avec ces 2 dames (un peu zinzins au passage) et les 2 chiens (qui sentaient vraiment pas bons, je rappelle), j’arrive dans une ville puis après cette rude journée je décide de prendre un train pour la capitale Hongroise afin de retrouver mes amies. Ce n’est pas tous les jours comme ça (heureusement sinon je ne ferais pas de stop) mais il y a des jours où on aurait mieux fait de prendre un train ou un bus.

Je retrouve donc pas mal de monde à Budapest, des anciens volontaires de Bratislava pour la plupart et on en profite pour se balader un peu dans la ville. Le lendemain, le 22 février, nous partons en direction de Szeged, une ville au sud de la Hongrie avec Emma et Emma. L’une est finlandaise et l’autre écossaise. Elles n’ont jamais fait de stop (ni campé pour la finlandaise) donc c’était l’occasion de s’y essayer. Après des débuts compliqués (sortie de la ville tu connais), on trouve de gentils Hongrois qui finiront par nous déposer en ville. Pourquoi Szeged me direz-vous ? Eh bien, c’est une ville au sud de la Hongrie (donc sur notre chemin) et car j’ai une ancienne collègue avec qui j’ai travaillé en Espagne qui vit là-bas donc c’est l’occasion de se revoir 2 ans après ! Je passe donc la soirée avec elle, puis retour au camping pour notre première nuit en tente !
Nous repartons le lendemain matin en direction de la frontière hostro-serbe. Nous sommes pris par une gentille dame qui nous conduira jusqu’au poste frontalier, mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque les policiers interdisent l’entrée en Serbie pour Emma (écossaise). Apparemment, c’est une frontière seulement pour les Serbes et les pays membres de l’UE (donc pas le Royaume-Uni). Je ne sais pas ce que ça change, mais c’est plutôt embêtant car il va falloir aller à l’autre frontière, quelques dizaines de kilomètres plus loin afin de changer de pays. Vroum vroum, on arrive à la station essence sur l’autoroute menant à la frontière. Le stop est très compliqué ici et tout le monde nous dit de marcher le long des camions jusqu’à la frontière (à savoir qu’il y avait des kilomètres de camions qui attendaient de passer la frontière). Au bout d’une bonne heure d’attente à la station, on décide de se lancer malgré tout. On longe donc les camions sur l’autoroute, passe la première frontière (pas de problème), puis on remarche jusqu’à la deuxième frontière (pour entrer en Serbie) puis nouvelle tentative de stop. Rebelote, personne ne s’arrête donc on continue sur l’autoroute afin d’aller à la prochaine station essence (environ 1 kilomètre). Une fois arrivés, la chance nous sourit et nous trouvons un chauffeur d’une gentillesse incroyable qui va nous conduire jusqu’au centre de Belgrade tout en nous racontant l’histoire du pays et plein d’autres anecdotes. Camper dans les grandes villes n’étant jamais une bonne idée, on décide de réserver un Airbnb pour 2 nuits, le temps de visiter la capitale Serbe. C’est une grande ville plutôt « classique », qui possède la plus grande église orthodoxe du monde (fun fact). On y trouve également de très très bonnes pizzas (on mange local 👌).

On prend ensuite la route vers le Monténégro et vers la côte ! On avance plutôt rapidement et on rencontre pleins de personnes super gentilles ! On reçoit des gâteaux, des conseils, des histoires et notre dernier conducteur (un moine un peu foufou) va nous conduire jusqu’à Prijepolje, une ville pas trop loin de la frontière. Avant de partir, il nous offrira des nouilles, une bière et du chili (faut pas chercher à comprendre). On trouvera un petit coin d’herbe pour nos tentes derrière une boutique de meubles et le lendemain, cette même boutique nous invitera pour le café et le rakija (prononce rakia) du matin (alcool local plutôt fort à 8 heures du matin, rien de tel pour démarrer la journée!). Or, il se trouve que cette journée va être un enfer : on va passer la journée à faire du stop, en changeant d’endroit régulièrement, mais personne ne va s’arrêter. Épuisés par ces tentatives, on finit finalement par trouver quelqu’un qui va au Monténégro ! Il est un peu bizarre, mais bon, on fait avec ce qu’on a !
Passage de la frontière sans soucis et on passera la nuit dans un motel dans un village des montagnes. On a plus de chance le lendemain et on arrive à trouver des chauffeurs jusqu’à Budva ! La boucle est bouclée pour moi car j’y étais déjà pour le nouvel an ! On va passer la nuit sur la plage (attention aux marées d’ailleurs 😉) puis visite de Kotor le lendemain. Ce sont de très jolies petites villes mais également très touristiques. On peut voir tous les magasins attrape-touristes et les centaines d’immeubles/hôtels. Ça gâche un peu le paysage 🙃
On continue notre descente au sud avec un arrêt à une petite cascade fort sympathique.

On arrive à Bar en fin d’après-midi et on restera chez un gars de Couchsurfing (en voyage en Égypte, il nous laisse son appartement). On va y rester 2 nuits en raison du mauvais temps et on commençait à se sentir un peu malade donc on a préféré se reposer un peu. On reprendra la route pour aller cette fois en Albanie ! J’en ai beaucoup entendu parler, par des Albanais, des voyageurs, des Serbes… Tous me disent leurs avis et ils sont tous différents ! Pour certains c’est un pays dangereux, le stop y est difficile voire impossible, les Albanais sont méchants… Bref, il fallait aller voir en personne ce pays aux mille questions. Nous nous sommes arrêtés à Shkodër, Krujë, Vlorë et Sarandë. Pour moi l’Albanie est l’un des plus beaux pays que j’ai pu visiter jusqu’à maintenant. Il y a des montagnes, des canyons, des plages, bref le pays est magnifique ! Au niveau des villes, rien de foufou il n’y a pas grand-chose à faire. On ne s’est jamais sentis en insécurité en Albanie, et je dirais même que c’est un pays très sûr : les Albanais sont d’une gentillesse que j’ai rarement vu ! L’auto-stop a été incroyablement facile (moins de 10 minutes d’attente dans la plupart des cas, alors qu’on était 3), et au niveau du budget c’est le pays le moins cher que j’ai pu faire pour l’instant. Si vous avez l’occasion d’y aller, je recommande à 200 % l’Albanie !





Nous passons une nuit à côté de Vlorë (dans un camping absolument incroyable et à côté d’une réserve naturelle avec des flamands roses 🦩). Lors du dernier soir, il faisait un peu froid, donc une personne du camping a fait un feu et nous sommes venus avec lui afin de profiter de la source de chaleur. On ne parle pas la même langue, mais avec l’aide de quelques mots et de bruitages, nous arrivons à nous comprendre et nous passons la soirée à chiller autour du feu. Nous prenons la route vers Sarandë où nous avons passé notre dernière nuit ensemble, car les 2 Emma repartaient dans le nord à Tirana. On se sépare donc en ce vendredi 8 mars, puis je me remets au stop pour aller en direction de la frontière grecque. Au bout de 2 heures d’attente dans la ville, je décide de prendre un bus pour au moins sortir de la civilisation. Je prends le premier bus que je trouve et je me retrouve au fin fond de la campagne albanaise, dans le petit village de Delvinë (5700 habitants en 2011). La nuit arrivant à grands pas, je me mets en quête d’un lieu pour planter ma tente et lors de ma balade je rencontre Andrea, un papi albanais. Il me propose d’aller se balader (le tout dans un mélange d’italien, de Google traduction et de gestes). Je lui explique (par les mêmes moyens) que je cherche un coin sympa pour ma tente. On va voir plusieurs coins, mais tout est humide. Andrea prend sa mission très à cœur : on va voir une voisine, la police et on se retrouve à l’hôpital du village (seul hôpital du département). Il leur parle en albanais, mais je comprends qu’il demande si je peux squatter ici pour la nuit. Le médecin en chef arrive (il parle anglais, waouh !) et me dit : « pas de problème, on a des chambres de libres ». Du coup, je me retrouve dans une chambre d’hôpital et je suis bien content de ne pas être tombé gravement malade dans ce pays ! Le médecin m’expliquera le lendemain que l’hôpital et la médecine en générale en Albanie sont un peu laissées à l’abandon (ressemblance avec la France, non ?). Bref, je passe une très bonne nuit et le lendemain, après le café avec le médecin, je reprends la route !

Étant au fin fond de la campagne, il n’y a pas grand monde qui passe dans le coin (1 voiture toutes les 40 minutes environ) donc je décide de marcher. La route se transforme en chemin de terre mais je continue en me disant que je suis en Albanie donc c’est normal. Je marche un petit bout de temps lorsque tout d’un coup, une voiture arrive ! Heureusement elle s’arrête et m’emmène au prochain village ! Le village en question est constitué de quelques maisons datant du siècle dernier et la route est dans le même état qu’avant (pas toute neuve). Je reprends ma marche mais cette fois-ci je ne verrai aucune voiture pendant mes 2h de marche. J’arrive enfin à une vraie route avec plus de passage et je trouve 2 albanais qui me conduisent au village frontalier. De là j’arriverais à la frontière grecque !
Que va-t-il se passer en Grèce ? Est-ce que le stop fonctionne dans ce pays ? Comment Cédric va-t-il survivre ? Pourquoi les chiens et les chats ne s’entendent pas ? Beaucoup de questions sans réponses… Du moins jusqu’au prochain épisode !
La bise !
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Alors pour les chats et les chiens il me semble que c’est prouvé scientifiquement